Les Relations, APPRENDRE À RESSENTIR

Avec un accès aussi restreint à nos propres sentiments, on ne peut jamais vraiment comprendre ce que nous et nos partenaires ressentent, ni pourquoi. Pour qu’une femme ou un homme aime bien, elle ou il doit apprendre à faire ce que nos ancêtres ont fortement rejeté pendant des siècles :

Nous devons apprendre à SENTIR, À RESSENTIR.

c’est TOUT.

On nous a appris à naviguer la vie comme un champ de bataille, les hommes avec une coche au-dessus. Toujours faire preuve de courage, de lutte, à serrer les mâchoires, à ne pas s’attarder à leurs sentiments….vendu sous le signe de la virilité. Vous croyez sincèrement que ça peut créer une société aimante de vivre sans sentir ? Imaginez, si les femmes, les hommes prenaient le temps simplement de s’asseoir et d’ÊTRE avec cette douleur intérieure, cette colère, cette tristesse, cette frustration et ce deuil, au lieu d’agir constamment vers l’extérieur, de fuir, de vivre toutes sortes de futilités pour ne pas sentir et surtout la faire disparaître rapidement ?

Ce qui entraîne que nous vivons à l’intérieur de cet étouffement suffocant qui nous prive tous de l’expérience de nous sentir pleinement vivants, et quotidiennement, nous agissons dans une douleur non reconnue.

Ainsi, nous nous blessons et blessons les autres – provoquant une forme de guerre – malgré nos intentions souvent grandes.

Et si nous apprenions à ne plus résister et à simplement ressentir ce qui doit être ressenti.

Ce n’est pas l’argent, les enfants, le sexe, les médias sociaux, la drogue, l’excès d’alcool, la porno, etc. Ce ne sont que des ondulations de surface rayonnant d’un « état d’esprit  » de base sans cesse déterminé à se libérer des sentiments indésirables, cette lutte avec soi.

Dès que nous résistons aux sentiments, les siens ou les miens, je commence une guerre – avec la réalité.

OUVRONS-NOUS À RESSENTIR,

Si vous voulez changer la dynamique dans votre (vos) relation(s) pour créer une connexion plus authentique, arrêtez de vous disputer pour savoir qui a fait quoi, qui dit quoi ou qui veut quoi. Au lieu de cela, concentrez-vous sur les sentiments qui surviennent sur le moment, pour vous et pour l’autre.

Entraînez-vous à ressentir ce qui doit être ressenti et faites en sorte que votre partenaire fasse de même en toute SÉCURITÉ.

Vous vous sentez frustré ? .. en colère? .. peur? .. invisible ? .. blessé? .. dégonflé ? .. triste?

Lorsque deux personnes cessent de se disputer sur des faits et commencent à partager les expériences de SENTIMENT survenant dans le moment, même ceux inconfortables, la connexion peut se faire sans effort.

Parce qu’on touche à la VULNÉRABILITÉ.

Lorsque nous arrêtons de nous attaquer avec nos jugements et nos conclusions, et commençons plutôt à dire la vérité brute sur ce que nous vivons réellement en ce moment, nous créons une ouverture, même si tout ça est inconfortable.

Amour : Chimie ou Alchimie

Quelle est la différence entre la chimie et l’alchimie dans les relations ? Le sage a répondu :
À la recherche de « la chimie », les personnes sont des scientifiques amoureux, c’est-à-dire qu’elles sont habituées à l’action et à la réaction.
Les personnes qui rencontrent « l’Alchimie » sont des artistes de l’amour, ils savent que dans le soma de l’Amour, il existe des vagues et des espaces de vertige. Ils savent que pieds nus au bord de la falaise, ils se soutiennent dans leur traversée.
Les personnes de « chimie » aiment par nécessité, par dépendance, par blessure, par souffrance, par abandon, parce qu’ils ne veulent pas être seuls avec eux-même.
La chimie meurt finalement,
L’Alchimie est née à travers le temps …
Le chimiste aime les emballages.
L’alchimiste aime le contenu.
La chimie arrive ou se presse sous le flux de l’insistance
L’alchimie est construite.
Beaucoup recherchent la chimie, seuls certains trouvent l’Alchimie.
La chimie attire et distrait, souvent soumise aux caprices de l’égo.
L’alchimie intègre le principe masculin et féminin, de donner pour donner,
En conclusion, le Sage a dit en nous regardant,
L’alchimie rassemble ce que la chimie sépare.
Commençons à construire des relations conscientes, car la chimie nous fera toujours vieillir le corps,
tandis que l’alchimie nous caressera toujours de l’intérieur.

Avec Amour, Ayung

Je cherche le mot qui dit Amour….

Je cherche le mot qui dit Amour, qui n’a pas été murmuré auparavant. Quelque chose comme les écumes salées de l’océan, comme la première goutte du Soma du sein de Vénus, comme cette divine perfection au-delà des apparences trompeuses. Je cherche un mot qui est toujours là, une véritable affection, une confiance renouvelée. Je cherche un mot qui qui dit Amour comme celui de la bravoure ou du courage, comme l’alysse ou l’hoyau des dunes qui ose pousser sur les rochers escarpés tandis que la mer jaillit en dessous. Je cherche le mot qui transcende les obstacles de la suffisance et de la désinvolture. Je cherche un mot qui raconte, comme une rune ou les bâtons du Yi King, une constellation soudaine. Je cherche un mot qui fait l’éloge de la fidélité, pour aller vers, sans se battre, dans un vent de face. Je cherche ce mot…..

Connaissez-vous ce mot ?

Ayung

« Pour une éducation humaniste » – Noam Chomsky

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par Noam Chomsky, Pour une éducation humaniste

« Toute l’histoire du contrôle sur le peuple se résume à cela : isoler les gens les uns des autres, parce que si on peut les maintenir isolés assez longtemps, on peut leur faire croire n’importe quoi. » 

En matière d’éducation, Bertrand Russell avait beaucoup à dire, et son propos n’a rien perdu de son actualité. Il brassait des idées audacieuses. Selon lui, l’éducation devait avoir pour objectif premier de stimuler et de fortifier les impulsions créatrices propres à chacun. Russel s’inscrit dans la continuité de ce qu’il appelle la « conception humaniste », qui considère l’enfant à la manière dont le jardinier considère un jeune arbre comme « un être doté d’une nature propre, qui pourra s’épanouir pleinement si on lui donne de la terre, l’air et la lumière dont il a besoin ». Russel constate cependant que le terreau et la liberté nécessaires à l’épanouissement humain sont autrement plus difficiles à trouver…La pleine maturité vers laquelle on tend ne saurait être définie ou démontrée ; c’est un état subtil et complexe, que l’on ne peut sentir que par une intuition délicate et que seuls l’imagination et le respect permettent d’appréhender. » Aussi l’éducation doit-elle être animée par « l’esprit de respect » face à ce que l’homme a « de sacré, d’indéfinissable, d’illimité, d’individuel et d’étrangement précieux : un principe vital, un fragment de l’obstination du monde. »

Cette définition de l’éducation relève d’une conception humaniste de la nature humaine, selon laquelle l’enfant est doué d’une nature propre dont le noyau est l’impulsion créatrice. L’objectif de l’éducation consiste donc à apporter le terreau et la liberté nécessaires à l’éclosion de cette impulsion créatrice, à assurer un environnement complexe et stimulant que l’enfant pourra explorer à sa guise, de façon à éveiller son impulsion créatrice propre et à enrichir sa vie de façon diverse et originale.

Selon Noam Chom­sky, tout être humain porte en lui un “ins­tinct de liberté.” Et si ce der­nier n’est pas contra­rié, il peut agir contre les forces qui l’oppriment. De son point de vue, le rôle de l’éducation n’est pas de for­mer dans une pers­pec­tive de contrôle, d’obéissance, de domi­na­tion, d’accumulation et de pro­fit maté­riel mais plu­tôt dans une optique de liberté, de créa­tion, de citoyen­neté, d’égalité, de par­tage et de soli­da­rité.
Autre­ment dit, l’école doit être une source d’inspiration, ouvrir les esprits, inci­ter à réflé­chir, à s’organiser, à main­te­nir vivant l’espoir de lut­ter. Le but de l’éducation c’est de montrer aux gens comment apprendre d’eux-mêmes les choses. L’autre concept de l’éducation, c’est l’endoctrinement.”

Photo, Hiroki Ihikura

Relations, Se choisir

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« I spent 5 years hurting a good woman by staying with her but never fully choosing her. I did want to be with this one. I really wanted to choose her. She was an exquisite woman, brilliant and funny and sexy and sensual. She could make my whole body laugh with her quick, dark wit and short-circuit my brain with her exotic beauty. Waking up every morning with her snuggled in my arms was my happy place. I loved her wildly.

Unfortunately, as happens with many young couples, our ignorance of how to do love well quickly created stressful challenges in our relationship. Before long, once my early morning blissful reverie gave way to the strained, immature ways of our everyday life together, I would often wonder if there was another woman out there who was easier to love, and who could love me better.

As the months passed and that thought reverberated more and more through my head, I chose her less and less. Every day, for five years, I chose her a little less.

I stayed with her. I just stopped choosing her. We both suffered.

Choosing her would have meant focusing every day on the gifts she was bringing into my life that I could be grateful for her laughter, beauty, sensuality, playfulness, companionship, and so … much … more.
Sadly, I often found it nearly impossible to embrace – or even see – what was so wildly wonderful about her.

I was too focused on the anger, insecurities, demands, and other aspects of her strong personality that grated on me. The more I focused on her worst, the more I saw of it, and the more I mirrored it back to her by offering my own worst behaviour. Naturally, this only magnified the strain on our relationship … which still made me choose her even less.

Thus did our nasty death spiral play itself out over five years.

She fought hard to make me choose her. That’s a fool’s task. You can’t make someone choose you, even when they might love you.

To be fair, she didn’t fully choose me, either. The rage-fueled invective she often hurled at me was evidence enough of that.

I realise now, however, that she was often angry because she didn’t feel safe with me. She felt me not choosing her every day, in my words and my actions, and she was afraid I would abandon her.

Actually, I did abandon her.

By not fully choosing her every day for five years, by focusing on what bothered me rather than what I adored about her, I deserted her.

Like a precious fragrant flower I brought proudly into my home but then failed to water, I left her alone in countless ways to wither in the dry hot heat of our intimate relationship.

I’ll never not choose another woman I love again.

It’s torture for everyone.

If you’re in relationship, I invite you to ask yourself this question:
“Why am I choosing my partner today?”

If you can’t find a satisfying answer, dig deeper and find one. It could be as simple as noticing that in your deepest heart’s truth, “I just do.”

If you can’t find it today, ask yourself again tomorrow. We all have disconnected days.
But if too many days go by and you just can’t connect with why you’re choosing your partner, and your relationship is rife with stress, let them go. Create the opening for another human being to show up and see them with fresh eyes and a yearning heart that will enthusiastically choose them every day. ~ Bryan Reeves