Film, Call of the forest

FILM À VISIONNER : CALL OF THE FOREST

https://vimeo.com/213570329

The science and enchantment of the global forest provides us with answers to modern dilemmas.

‘Call Of The Forest – The Forgotten Wisdom Of Trees’ is a documentary featuring scientist and acclaimed author Diana Beresford-Kroeger. The film follows Diana as she investigates our profound biological and spiritual connection to forests. Her global journey explores the science, folklore, and restoration challenges of this essential eco-system.

Beresford-Kroeger explores the most beautiful forests in the Northern Hemisphere from the sacred sugi and cedar forests of Japan to the great boreal forest of Canada. She shares the amazing stories behind the history and legacy of these ancient forests while also explaining the science of trees and the irreplaceable roles they play in protecting and feeding the planet.

Along the way we meet some of the world’s foremost experts in reforestation. Dr. Akira Miyawaki, a worldwide specialist in the restoration of natural forest systems on degraded land, shows us how a native forest system can be planted even in the smallest street corner of Tokyo. Dr. Bill Libby, a pioneer in the field of forest tree genetics, tells us about the impacts of climate change on California’s coast redwood and giant sequoia forests. Since 2002 Andrew St. Ledger, founder of The Woodland League in Ireland, has dedicated his life to restoring native woodlands in Ireland. We are introduced to the Anishinaabe people of Pimachiowin Aki who are working to have 33,400 square kilometers of boreal forest in Canada recognized as a UNESCO World Heritage Site.

Trees provide food, create medicine, and most importantly, provide life-giving oxygen. Without trees and their ability to capture carbon dioxide, our living breathable atmosphere would cease to exist on our planet. Trees are the most important living organisms on earth, chemically affecting our environment more than anything else, and playing a vital role that sustains all life. Trees are literally the lifeline of the planet and the key to reversing climate change.

The Call of the Forest film and movement is a call for massive, global reforestation to reverse climate change. If we could look back in time we would see forests blanketing the continents. But as human society has developed we have lost upwards of ninety five percent of the world’s forests and we continue to lose more than one hundred and forty square kilometres of forest per day. Only 5% of the world’s old growth native forests currently remain today.

Call of the Forest sounds the alarm by calling for immediate action on a global scale, but at its heart, it is a story of triumph, proposing a simple strategy for each of us to combat climate change by planting trees in our own yards and neighbourhoods.

« Climate change is happening. What can we do about it ? It will start with a shovel and an acorn, but we might just change the world. » – Diana Beresford Kroeger

Chocolat Amer, Livre gourmand & Passion amoureuse

Chocolat Amer, ce magnifique roman de la littérature latino-américaine, écrit par Laura Esquivel.

Le Mexique du début de 20e siècle, un Mexique en pleine révolution. On raconte que Tita – aux talents culinaires exceptionnels  – serait née sur la table de la cuisine parmi les herbes fraîches : le thym, le laurier, la coriandre. Le père de Tita meurt à sa naissance. Sa mère étant trop peinée pour s’occuper de son bébé, ce sera Nacha la cuisinière qui l’élèvera et lui apprendra toutes les saveurs de la vie ! Elle est la troisième fille, et par tradition, elle est tenue de rester célibataire afin de subvenir aux besoins de sa mère. Il lui sera donc impossible de marier Pedro de qui elle est éperdument amoureuse . Afin de toujours vivre auprès de sa belle Tita, ce dernier  épousera sa sœur ainée. Alors Tita cuisinera des plats qui transmettront à cet homme l’impossible passion qu’elle ressent pour lui …

La construction du roman est développée en conséquence et chacun des 12  chapitres qui marquent l’année commence par une recette détaillée nous entrainant dans une période de vie de Tina

Extrait de ce roman : « Ma grand-mère avait une théorie très intéressante. Elle disait que nous sommes tous nés avec une boîte d’allumettes en nous, mais nous ne pouvons pas les allumer seuls.

Nous avons besoin d’oxygène, et d’une bougie. L’oxygène doit provenir, par exemple, du souffle de l’être aimé ; la bougie peut être de n’importe quel type : une musique, une caresse, un mot ou un son qui déclenche le détonateur et allume ainsi l’une des allumettes. Pour un instant, nous serons éblouis par une émotion intense. Dans notre intérieur, il y aura une chaleur agréable qui disparaîtra progressivement avec le temps, jusqu’à ce qu’une nouvelle explosion vienne la raviver.

Chaque personne doit découvrir ce que sont ses détonateurs pour vivre, car la combustion qui se produit lorsque l’un d’entre eux s’enflamme nourrit son âme d’énergie. En d’autres termes, cette combustion est leur nourriture. Si on ne découvre pas à temps ce que sont ses propres détonateurs, la boîte d’allumettes se mouille et nous ne pourrons jamais allumer une seule allumette.

Si cela se produit, notre âme s’enfuit de notre corps, elle erre dans les ténèbres les plus profondes en essayant en vain de se nourrir, ignorant que le corps, qui est devenu sans défense, plein de froid, est le seul à pouvoir la rallumer.

[…] C’est pourquoi nous devons rester à l’écart des personnes qui ont un souffle froid. Leur seule présence pourrait éteindre le feu le plus intense, avec les résultats que nous connaissons déjà. Plus nous nous éloignons de ces personnes, plus il nous sera facile de nous protéger de leur souffle. » –

l’Art du Furoshiki

Le Furoshiki est l’art japonais ancien pour envelopper les cadeaux, colis, bouteilles… Le mot furoshiki fait référence à la fois à l’art de l’emballage et au tissu lui-même. Sa nature durable, son aura unique Wabi-Sabi,  sa beauté intemporelle, me touchent profondément

 

Film, Time of the Sixth Sun

Par Barbara Steudler 

« Mais pourquoi ces peuples sont si importants à entendre et soutenir aujourd’hui, au delà des milieux de la transition écologique?

Dans leur bienveillance, les premières nations ont gardé des liens forts avec leur environnement. La majorité de ces peuples ont une relation vivante dans leurs liens à la nature malgré la grande influence que l’occident a apporté avec ses idées du progrès, ses principes d’échanges basés sur la monnaie, sa vision de l’éducation et de la religion. La notion de respect et le principe d’inclusivité sont deux notions essentielles et communes à la majeure partie des peuples premiers dans leur rapport sociétal mais également dans leur lien au monde végétal et plus global.

Tous les peuples indigènes de la Terre ont en commun cet amour puissant de la nature et de la forêt. Prêt à mettre leur vie en jeu pour préserver leur environnement, ils sont véritablement les peuples les plus engagés pour préserver le vivant.

Malgré une histoire complexe, de la colonisation et du génocide de ces peuples, ils restent de manière homogène dans une dynamique résiliente. Leur sens de l’harmonie, du réel et de la valeur commune avant l’individualité leur permet de vivre en symbiose avec des environnements vierges.

Aujourd’hui ces peuples sont extrêmement importants pour la sauvegarde de l’Amazonie. Ces populations sont le principal problème des compagnies d’exploitation forestière ou les grandes plantations et les agriculteurs migrants soutenus par les politiques publiques des grands États forestiers, car elles les empêchent d’accéder librement aux ressources de la forêt. Tout ces colons représentent d’ailleurs la menace la plus redoutable pour les populations forestières, comme l’ont montré les exactions menées en Amazonie par les chercheurs d’or et autres aventuriers.

Encore un grand nombre de ces peuples possèdent un mode de vie nomade.
Il existe encore d’autres peuples qui vivent à l’écart complet du monde moderne, en autarcie totale, loin de la folie des marchés et de l’influence des politiques, soit volontairement soit parce qu’ils n’ont pas encore eu un contact avec notre civilisation. « La présence des chercheurs d’or, par exemple, a un impact dévastateur sur les populations indigènes. Ils corrompent les leaders locaux afin de pouvoir rester sur place et créent un climat d’instabilité au sein du groupe, ils abusent des femmes, transmettent aussi des maladies… ».Témoignage autour du peuple Yanomani

Et lorsqu’ils ne se rendent pas directement complices de telles pratiques, le gouvernement central et les autorités locales ferment les yeux. « L’Amazonie est une terre sans loi ». Les politiciens sont souvent eux-mêmes de grands propriétaires terriens qui facilitent, voire provoquent les invasions, la déforestation, la monoculture et la propagation des sociétés minières. Les dommages infligés aux indigènes sont souvent terribles.

L’Amazonie compte 250’000 indiens et un nombre encore plus important de caboclos, populations métissées installées au bord des fleuves et pratiquant une horticulture de subsistance. Une grande partie de ces habitants de la forêt en dépendent entièrement pour obtenir leur nourriture quotidienne, leurs matériaux, leurs revenus, leur reproduction sociale et leurs médicaments, à travers des systèmes complexes et adaptés qui associent chasse, pêche, cueillette, arboriculture et agriculture permanente.
L’éducation des enfants, les soins aux personnes âgées et infirmes, l’organisation et la direction de nombreux rituels, le maintien de l’ordre et de la conduite commune des choix et besoins communautaires complètent leurs activités.

Leur connaissance du vivant fait partie intégrante de leur premier apprentissage. Par exemple, un enfant, fille ou garçon, du peuple Ashaninka aura appris avec son père, à l’âge de 5 ans, à reconnaître toutes les plantes toxiques et les animaux de la forêt, mais aussi tous les antidotes afin de se soigner ou aider un proche. À l’âge de 7 ans il sera capable de se retrouver seul au cœur de la forêt et de s’y abriter, s’y repérer mais aussi de s’y nourrir en chassant et pêchant.

Pour les peuples indigènes, la préservation des forêts et la promotion d’une agriculture durable vont de pair avec la préservation des savoirs traditionnels. En Amazonie comme ailleurs, leur culture est directement liée à la préservation de leur environnement.

Pour certaines tribus, faire connaître leur cause est une question de vie ou de mort.

Nous pouvons vraiment les aider à conserver leurs modes de vie et leurs traditions.

De notre côté, ils peuvent nous rappeler comment nous connecter à la nature. Et c’est une urgence de leur donner le maximum d’écho ici en les intégrant à nos réflexions, projets et visions. Les pays développés comme le nôtre ont perdu de vue leur lien avec l’environnement. Ces peuples nous montrent des alternatives à notre idée de progrès.

Les peuples premiers voient les plantes, les animaux et les hommes comme une même entité. Ils considèrent la forêt comme un écosystème dont ils font partie, remercient les arbres avant de les couper… Cela pousse à la réflexion. La médecine de l’Amazonie est d’une richesse et d’une efficacité insoupçonnée. Elle oeuvre avec le vivant et non pas en utilisant les molécules, sans en comprendre le mécanisme précieux de la cohérence de la plante. Un ami médecin me disait que probablement, une des raisons de tous les effets secondaires de notre médecine sont reliés à cette logique de disséquation.
C’est à un élargissement de notre vision que ces peuples nous invitent, bien au-delà de nos idées de durabilité. Ils nous permettent, avec simplicité, à travers la voie du coeur, de nous reconnecter ensemble et à la nature.

Ils sont la réponse à la majeur partie de nos préoccupations car en découvrant l’immensité de la richesse des Indiens, nous découvrons ce qu’ils peuvent nous enseigner en termes de rapports avec l’espace et la nature, un rapport sain à la vie, leur médecine, leur logique d’organisation sociale inclusive et humaniste. Leurs pratiques et leurs savoirs sont assurément, face aux défis actuels du réchauffement climatique, dignes du plus grand intérêt pour l’humanité en général. »